Tout d’abord, permettez-moi, au nom des nouveaux élus de notre groupe de la Gauche unie d’exprimer une certaine frustration par rapport à la transmission des documents annexés à notre convovation pour cette séance de Conseil Municipal.
Vous nous avez communiqué des éléments modificatifs relatifs au budget primitif de l’année 2008 sans nous transmettre la structure du budget telle qu’elle a été votée en Décembre 2007. Le vote d’un budget est un élément essentiel de la vie de notre collectivité. Nous devons avoir, en tant qu’élus, le meilleur niveau de clarté possible.
Je vous rappelle, qu’en vertu du code général des collectivités territoriales, vous avez, Monsieur le Maire, obligation de nous transmettre toutes les notes explicatives pour les affaires soumises à délibération lors des envois de convocations. Le contenu de ces notes doit être suffisamment détaillé et exhaustif pour permettre à tout élu, même d’opposition, de participer en connaissance de cause au débat.
Cette mise au point étant faite, je souhaite, au nom de notre groupe de la Gauche unie, revenir sur le budget 2008.
Dans une période d’équilibre budgétaire délicate, nous voulons que la ville puisse actionner tous les leviers possibles pour préparer l’avenir. Notre exigence portera sur :
- la maitrise des dépenses de fonctionnement dont certains ratios sont aujourd’hui trés préoccupants
- la réalisation d’investissements pour des projets structurants et opportuns par le recours maitrisé à l’emprunt
Nous serons extrêmement attentifs au fait que de nouveaux investissements n’entraînent pas frênétiquement de nouvelles charges de fonctionnement. Nous ne voulons pas que l’exemple du complexe sportif du COSEC se reproduise où la collectivité a massivement investi sans se soucier de la maitrise des économies d’énergie liées au dévellopement durable.
Nous avons, lors de la campagne électorale été trés critique vis à vis du budget primitif de 2008 et avons dénoncé une dérive de la pression fiscale puisque ce budget prévoyait initialement une hausse des taux d’imposition de 4 %.
Aprés notification des bases par les services fiscaux et compte tenu des besoins de financement pour 2008, vous nous demandez aujourd’hui de voter une augmentation de 3 % des taux d’imposition. Nous nous alarmons encore compte tenu du contexte économique qui ampute le pouvoir d’achat d’un grand nombre de Granvillais.
Une hausse des taux de 3 % entrainera mécaniquement une augmentation des recettes liées aux impôts et taxes d’environ 7 %.
Avec un taux de croissance estimé pour cette année entre 1,7 et 1,8 %; nous considérons qu’une telle progression de la pression fiscale n’est, ni raisonnable, ni suportable pour les contribuables de notre ville. Ceux ci vont déjà voir leur feuille d’impôts s’alourdir sur la part de la communauté de communes qui a voté une augmentation de ses taux de 49 % et pire, sur la part du département puisque le conseil général a voté un nouveau dispositif qui va conduire à augmenter de façon anormale la pression fiscale liée à la taxe d’habitation. La douloureuse sera forte surtout pour les familles modestes Granvillaises.
Il nous aurait paru plus réaliste et plus cohérent de voter un maintien des taux d’imposition d’autant plus que la ville a transféré une partie de ces compétences à la communauté de communes (petite enfance notamment).
Dans cette période de transition budgétaire, nous aurions préféré arbitrer certaines dépenses de fonctionnement dont certains ratios, s’ils ne sont pas améliorés, risquent de compromettre fortement l’avenir.
Pour ces raisons, nous voterons contre les modifications apportées au budget primitif, qui pour nous est un mauvais budget puisqu’il est significatif d’une dérive de la pression fiscale qui va pénaliser les contribuables Granvillais.